La bascule agentique a quitté les démos
Il y a un an encore, l’IA agentique était une promesse. En 2026, les agents sont au cœur des usages de l’IA. Selon la dernière étude Odoxa menée pour Saegus (juin 2026), 17 % des salariés utilisant l'IA ont déjà créé un agent ou un groupe d'agents — 9 % un agent seul, 8 % un "super-agent" orchestrant plusieurs tâches. Ils n'étaient qu'une poignée à l'oser il y a quelques mois. Ce sont désormais un salarié sur cinq à être passés de de l'autre côté : de l'usage de l'IA à sa programmation.

Il y a un an encore, l’IA agentique était une promesse, un concept de conférence, une slide dans un comité de direction. En 2026, les agents sont au cœur des usages de l’IA. Selon la dernière étude Odoxa menée pour Saegus (juin 2026), 17 % des salariés utilisant l'IA ont déjà créé un agent ou un groupe d'agents — 9 % un agent seul, 8 % un "super-agent" orchestrant plusieurs tâches. Ils n'étaient qu'une poignée à l'oser il y a quelques mois. Ce sont désormais un salarié sur cinq à être passés de l'autre côté du miroir : de l'usage de l'IA à sa programmation.
Le signal est net, mais il ne dit pas tout. Car dans le même temps, l'écart se creuse entre ceux qui savent et ceux qui attendent. 82 % des salariés n'ont, à ce jour, jamais créé le moindre agent. Et le facteur qui sépare les deux camps n'est ni l'âge, ni la fonction : c'est la formation. Chez les salariés formés à l'IA par leur entreprise, le taux de création d'agents grimpe à 33 %, quasiment le double de la moyenne. La compétence ne s'improvise pas ; elle s'organise.

Un potentiel que l'on sait immense — et que l'on peine encore à saisir
Le paradoxe de 2026 tient en un chiffre : 92 % des salariés qui utilisent l'IA estiment qu'elle a un potentiel supérieur à ce qu'ils en exploitent aujourd'hui — six points de plus qu'en 2025 (source : L'IA et les Français au travail, une relation en devenir — publiée en septembre 2025). Autrement dit, la confiance dans la technologie n'a jamais été aussi forte, mais la conscience de son sous-emploi progresse tout autant. 60 % des salariés disent exploiter "une partie" de ce potentiel, 32 % à peine "une infime partie" (contre 28 % en 2025), et seuls 8 % estiment avoir atteint leur plein potentiel d'usage, contre 14 % un an plus tôt.
Le sentiment de maîtrise recule au moment même où les usages se sophistiquent : plus les salariés avancent dans l'IA, plus ils perçoivent l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir.

Un 2026, l'année où il faut opérationnaliser
Ces chiffres racontent une bascule, pas un plateau. La phase de test — celle des prompts isolés, des usages individuels, des expérimentations sans méthode — touche à sa fin. Les entreprises qui structurent la montée en compétences de leurs équipes voient déjà le double de créateurs d'agents. Celles qui laissent chaque salarié expérimenter seul risquent de transformer un potentiel collectif en une compétence de niche, réservée à quelques initiés.
Le constat est là : la structuration devient la variable qui fait la différence. Former, cadrer, outiller, industrialiser les cas d'usage — c'est le chantier que 2026 impose à toutes les organisations qui veulent transformer l'intérêt pour l'IA agentique en avantage opérationnel réel.
Pour lire l'étude complète, cliquez ci-dessous.
À PROPOS
Fondé en 2014, Saegus est un cabinet de conseil souverain qui accompagne les entreprises dans la réinvention de leurs métiers par l'intelligence artificielle. Pure player indépendant, notre cabinet aide les organisations à intégrer durablement l'IA dans leurs processus, leur culture et leur modèle opérationnel afin d'en faire un véritable levier de transformation.
Distingué comme l'un des Champions de la Croissance 2026 par Les Échos, Saegus accompagne de nombreux leaders du CAC 40/SBF 120 (Safran, LVMH, L'Oréal, BNP Paribas, Saint-Gobain, TotalEnergies...) sur l'ensemble de la chaîne de valeur : stratégie, gouvernance data & IA, transformation agentique, conformité réglementaire et adoption.
Notre approche repose sur une conviction simple : la technologie ne crée de valeur que lorsqu'elle place l'humain au cœur de la transformation et se traduit par de nouveaux usages. C'est d'ailleurs de cette idée qu'est né le nom Saegus, anagramme du mot "usages".
Site internet : https://www.saegus.com/
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